Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.

Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.

Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.

L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Ma Chronique. 

Seul et unique défaut de ce livre ; il est vraiment beaucoup trop petit ! 160 pages ! C’est ridicule pour un livre aussi beau. A travers le regard de l’enfant puis du père, nous sommes plongés dans une vie de famille hors norme. Pour les parents, l’amour fou prend tout son sens. La maman est toujours à la limite du débordement jusqu’au jour où la folie va prendre le dessus sur elle. Mais le papa et le fils vont tout faire pour continuer cette vie de fête et de bonheur. Cette femme est délirante, exubérante et elle l’assume complètement. L’enfant quand à lui, apprend a vivre dans cette vie décalée et à raconter  » des mensonges à l’envers ».

« Le problème c’est qu’elle perdait complètement la tête. Bien sûr, la partie visible restait sur ses épaules, mais le reste, on ne savait pas où il allait. »

Le thème de ce roman est l’amour fou, et jusqu’où peut-on aller par amour pour une femme comme celle de ce roman ? Le père va s’adapter et plonger dans cette folie afin de réussir à la suivre et vivre à toute vitesse comme elle. Mais la réalité va les rattraper…

En attendant Bojangles est extraordinaire qui se dévore, plein de fougue, de danse, de bonheur et surtout de folie.

Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d’horizons, mon rôle consistait à faire suivre l’intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et de ne se préoccuper de rien.